
Alors que le Grenelle de l’environnement reconnaît l’intérêt des plantes pour l’environnement (articles 2, 5, 19, 38, 39 de la loi Grenelle 1), il est apparu important de s’intéresser à l’impact environnemental de plantes souvent oubliées et qui pourtant recouvrent la majorité des surfaces des espaces verts des villes et des jardins des particuliers : les graminées à gazon des pelouses.
Les pelouses couvrent en effet plus de 1 160 000 ha en France dont 650 000 ha dans les jardins des particuliers.
Comme pour tout végétal, l’impact des graminées à gazon sur l’environnement est important et multiple: dépoussiérage et rafraîchissement de l’air, capture du gaz carbonique et libération d’oxygène. Par ailleurs, son organisation en tapis végétal et son utilisation comme pelouse sur des surfaces importantes lui permettent également d’être efficace pour filtrer l’eau ou amortir les bruits.
- reste vert et capte le gaz carbonique
Les caractéristiques biologiques et physiologiques des graminées à gazon en font des plantes particulières et intéressantes pour la préservation de l’environnement. Leur partie aérienne composée essentiellement de feuilles, organes clef pour la captation du gaz carbonique et la libération d’oxygène, ont la particularité de rester vertes et fonctionnelles toute l’année contrairement aux arbres par exemple qui perdent leurs feuilles en automne et en hiver.
- offre une très grande surface foliaire
Les pelouses composées de centaines de milliers de ces plantes démultiplient cet intérêt environnemental, 1 m2 de pelouse présente en effet une surface foliaire développée d’au moins 2 m2 soit à peine 2 fois moins que celle d’une forêt.
La qualité de la fonction environnementale des pelouses est directement conditionnée par la présence des graminées à gazon, par leur pérennité et l’absence de sol nu. Plus les graminées à gazon seront denses, en bonne santé (absence de maladies), plus elles capteront de gaz carbonique, libéreront d’oxygène…
Ainsi, en améliorant depuis de nombreuses années les plantes sur les critères de densité, de résistances aux maladies et de pérennité, les sélectionneurs proposent régulièrement des graminées plus esthétiques, plus résistantes au piétinement et environnementalement plus efficientes.
Par ailleurs, l’amélioration par la sélection des graminées à gazon contribue à améliorer des critères directement favorables à une gestion écologique des pelouses :
• les travaux sur la diminution de la vitesse de pousse permettent de diminuer les quantités de déchets de tonte d’un facteur de 1 à 2 ;
• l’amélioration de la résistance des plantes aux maladies évite des traitements et surtout assure une meilleure pérennité de la pelouse.
En 10 ans, la sélection des ray-grass anglais à gazon a permis par exemple de progresser sur :
• la densité des gazons de 13 %
• la résistance à la rouille (maladie très courante sur gazon) de 7 à 8 %
• la résistance au piétinement de 7 à 8 %
• la finesse du feuillage de 14 %.
Ces progrès sont constants et sont réalisés simultanément.
Source : mesure expérimentale du progrès génétique sur le ray-grass anglais gazon - ACVF (Association des Créateurs de Variétés Fourragères et à gazon) - INRA 2008